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28-Mar-2006
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Mise-à-jour
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rev. 03/03/2006 les
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Incidence |
Conditions |
Symptôme |
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Incidence : environ 10% des sujets exposés en 1985. A l’heure actuelle, cette incidence a diminué ; elle varie de 0 à 10% selon les études. Plus le diagnostic est précoce et plus l’éviction est faite rapidement, moins sévère sera le pronostic. Les études actuelles montrent qu’il est aussi dangereux d’être exposé longtemps à de petites doses (5 ppb TDI durant 8 heures par jour) qu’à une dose forte (>20 ppb TDI, même de façon brève).. Les isocyanates sont des irritants directs du tractus respiratoire. La toxicité peut même entraîner la mort. L'atopie ne joue aucun rôle favorisant. Des mécanismes immunologiques avec mise en évidence d'anticorps de type IgE et IgG ont été démontrés. D'autres mécanismes comme l'atteinte des bétarécepteurs bronchiques, le blocage des cholinestérases sont évoqués. La réaction bronchique est immédiate et retardée. Les sujets sensibilisés peuvent être intolérants aux crucifères. La sensibilisation se fait, pour les peintres, surtout au moment des mélanges (Eczéma possible). On reste à la recherche de marqueurs biologiques pour différencier l’exposition au risque et la sensibilisation allergénique. |
La sensibilisation : matières plastiques (TDI et MDI), peintures automobile (HDI et IPDI), polyuréthanes (TDI), fonderies et colles (MDI). L'exposition isolée, par voie respiratoire, au TDI pourrait induire une sensibilsation cutanée sans qu'il n'y ait jamais eu contact avec la peau. L'asthme induit par les isocyanates (TDI en particulier) est caractérisé par une activation lymphocytaire et une expression chronique des médiateurs de l'inflammation par les cytokines proinflammatoires. Le seuil de 5ppb de TDI semble être le seuil critique à partir duquel il y a des modifications possibles du VEMS. Après arrêt de l'exposition, il existerait un remodelage des voies respiratoires. La connaissance des accidents avec le TDI, MDI, HDI ... a conduit les industriels à utiliser des oligomères de haut poids moléculaire (BIC) dans le but de diminuer les risques de sensibilisation. Les normes d'expositions tolérées pour les monomères ne sont pas suffisantes pour prévenir efficacement l'asthme professionnel. En ce qui concerne les polyisocyanates ou pré-polymères, aucune norme n'a encore été fixée. La réponse au TDI serait régulée par des loci HLA de classe II : DQA1 et DQB1. Les retardants utilisés dans la lutte contre le feu contiennent des polyuréthanes. Une étude suédoise de 2001 a montré qu'il existe à partir de 300° C une dégradation de ces polyuréthanes qui libèrent des composants contenant des isocyanates (des TDI et des monomères de TDI). Une étude de population effectuée en Caroline du Nord a mis en évidence une sensibilisation avec existence d’IgE spécifiques et des symptômes cliniques chez les résidents vivant à proximité d’une usine d’où s’échappaient des fumées de combustion de polyuréthanes. Les spray aérosols de peinture contenant des isocyanates sont un risque pour la population générale dans la mesure où elles sont largement utilisées pour le bricolage. L'asthme dû aux isocyanates semble bien être multifactoriel, avec la participation du système immunitaire de réaction isolé au niveau de l'épithélium bronchique et de facteurs génétiques. Etant donné la gravité de l'asthme dû aux isocyanates, les apprentis devraient être surveillés sur le plan respiratoire annuellement. |
L'asthme se développe plus ou moins rapidement mais il a pour particularité de persister et d'être sévère, une fois installé. Plusieurs semaines sont nécessaires pour observer une amélioration après l'arrêt de l'exposition (moins de 50% des sujets avec le TDI). Dans le cas d'exposition aux pré-polymères, l'asthme et des pneumopathies d'hypersensibilité ont été décrites. A coté des cycles cliniques habituels, on retrouve : myalgies, arthralgies et nausées (environ 26% des cas). Des réactions toxiques existent (0.5 ppm) ainsi que des pneumopathies d'hypersensibilité. Ces réactions sont également fréquentes lors de l'utilisation des sprays de peinture dans des milieux confinés. Un cas mortel sur les lieux du travail a été décrit lors d'une réexposition au MDI chez un sujet préalablement sensibilisé. L'hyperréactivité bronchique persiste souvent après l'arrêt de l'exposition au risque. Le TGIC provoque fréquements des dermites de contact. Des études récentes (2003) de la surveillance de l'hyperréactivité bronchique sur plusieurs années permettent d'affirmer qu'il persiste des anomalies plus de 10 ans après l'arrêt de l'exposition (TDI). Un cas d'urticaire associé à de l'asthme a été décrit lors de l'utilisation d'une colle contenant des MDI. |
Diagnostic |
Tableau |
Bibliographie |
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| Prick test : 5mg/ml TDI-HSA, 3.4mg/ml TM-HSA (sel de Na de TMA 1/200) ne sont plus utilisés. En outre, on ne doit en aucun cas faire des tests cutanés avec des produits natifs. Dosages immunologiques : RAST/CAP RAST TDI (k75), MDI (k76) et HDI (k77). Test de provocation bronchique en milieu hospitalier. Les conjugués MDI-HSA polymériques permettent de mettre en évidence de façon spéciifique les IgG. Il n'y a pas d'antigénicité croisée avec le TDI et le MDI. En recherche, on a pu mettre en évidence les IgE spécifiques pour le 2,4 TDI et le 2,6 TDI (HPLC). Le test de provocation bronchique en milieu hospitalier n'est pas sans risque. La dose d'isocyanate inhalée doit varier de 5.1 à 15.2 ppb (HDI). Les doses expirées sont de l'ordre de 1.4 à 5.3 ppb ; donc, la majorité d'HDI vaporisée est retenue dans les voies aériennes et le parenchyme. De récentes études (2001) ont montré qu'il existe des réponses chez les sujets exposés aux isocyanates sans signes cliniques d'asthme. On retrouve une prolifération limphocytaire dans 30% et des IgG dans 34% des cas : cette cohorte va être suivie. Le suivi de la PC(20) serait un bon moyen de surveiller l'évolution de l'asthme dû aux isocyanates. |
Régime Général n° 62
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Appl Occup Environ Hyg. 2003 Oct;18(10):772-9. Lofgren
DJ et al. Am. J. Ind. Med. 2001,39:587 - Redlich CA. et al. Les références bibliographiques connues de Medline sont données ci-dessous avec un lien hypertexte direct sur le résumé de l'article - cliquez sur le mot "Medline" |
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